L'ENFER...............

L'ENFER...............
Je n'ai jamais rien fais comme les autres, je me suis toujours demandée ce que je faisais sur Terre , d'ailleurs si vous avez la réponse merci de me faire signe.
J'ai 16 ans ,et je fais partie de cette jeunesse dorée que vous enviez ou dont vous préférez nier l'existence.
J'habite à Paris dans le 18ème , quartier friqué par excellence.
Je vais au lycée ce qui est d'ailleurs ma seule obligation dans la vie puisqu'en claquant des doigts j'ai tout.
Mes parents qui brillent pas par leur présence sont en vacance perpétuelles ....Pour les excuser aux yeux des autres je justifie leurs immanquables absence par « l'énorme travail » qu'ils effectuent afin de subvenir à nos besoins et de veiller à notre confort .Ma mère c'est marié à la fortune de mon père et bien que ne travaillant pas celle-ci l'accompagne partout.
Je me retrouve donc toujours livrée à moi-même , vivant en célibataire ce qui a ces bons comme ses mauvais côtés.
Bien sûr je suis entourée d'une cour d'amis factices ,fils et filles de totalement superficiels et imbus d'eux-mêmes . Plus attirés par mon compte en banque et mon inexplicable popularité que par moi-même.
Je suis LA princesse en quelque sorte.
Je vis dans un monde de faux-semblants et de miroirs aux alouettes...

# Posted on Sunday, 21 September 2008 at 11:22 AM

1er Chapitre. Là ou tout commence et tout fini .

                     1er Chapitre. Là ou tout commence et tout fini .

Il est 6h50 , mon réveil qui sonne .J'ai bien envie de l'envoyer balader mais aujourd'hui c'est ma rentrée en 1ère j'ai donc tout intérêt à arriver à l'heure.
Après m'être lavée et habillée de mon plus beau jean et tee-shirt Channel je décidas de louper le petit-déjeuner , enfilais mes ballerines *****et attrapai mon trench- coat à la patère du vestibule .
Je fermais derrière moi la porte de l'appartement désespérément vide .Mes parents n'étant toujours pas revenus de New-York j'allais devoir affronter à nouveau une nouvelle année en solitaire.
J'avais eut l'insigne honneur de pouvoir parler hier soir à ma mère .Chose rare.
« Maman demain c'est la rentrée et je voulais savoir quand toi et papa vous comptiez vous décider à rentrer.
-oh ,ma chérie je suis vraiment désolé mais ton père doit encore signer des contrats cette semaine. Je ne sais vraiment pas...
-d'accord embrasse papa et appelez-moi quand vous saurez.
-oui c'est promis . et toi fais attention à bien manger te reposer c'est important pour l'équilibre et pour une rentrée en pleine forme fais aussi....
J'avais une folle envie de lui répliquer qu'avoir des parents été aussi important pour l'équilibre mais je préférais couper court à son blabla avant qu'elle ne se mette à me parler d'éventuels cours de gestion émotionnelle.
-bonne nuit maman »
J'avais raccrochée.
Tout en repensant à notre conversation , je venais de marcher jusque dans la rue de mon lycée dont j'apercevais déjà les hautes grilles . Le lycée Montesquieu , un ancien pensionnat pour garçons reconverti mais dont il a gardé tout le charme. .
Les portes-manteaux alignés ,les trous à encrier ,les vieux tableaux blanc de craie avec leur inévitables crissements . Je dois me l'avouer j'aime beaucoup les cours ,c'est le seul endroit ou l'on ne gagne pas ses galons grâce à l'argent. Ici j'ai tout à prouver.
Je venais de voir passée la folle tignasse blonde de ma meilleure amie , Julie .
Elle finit par m'apercevoir et vînt vers moi .
« Salut Léa ,je voulais justement te voir, tu ne veux pas qu'on aille s'asseoir sur un banc ?j'ai quelque chose d'important à te dire. Me confia-t-elle.
J'acceptais trop interloquée , me demandant ce qui avait bien pût se passer.
-qu'est-ce qu'il y a ? réussis-je à articuler .
Elle me regarda , ses yeux gris étaient baignés de larmes.
Je la pris dans mes bras et attendis qu'elle poursuive.
Le silence dura 5 longues minutes , uniquement bercé par ses sanglots.
Elle me dit dans un souffle « je vais déménager »juste avant de retomber dans son mutisme . De mon côté j'étais trop abasourdie par la nouvelle et ne sachant que dire je lui demandai alors : « eu...quand ??? ».........
Ma frêle et petite Julie se releva sur ses pieds « demain matin , nous partons pour l'Angleterre moi et ma mère , tu comprends elle vient juste d'obtenir le divorce et elle veut tourner la page
-partir à l'autre bout du monde c'est pas du « tourner la page » mais « fermer un livre !!! » m'exclamais-je alors trop choquée encore par la nouvelle pour en saisir le sens .
-oui je sais , tu sais j'ai peur ,pour moi aussi cela va être dur »dit-elle
Je la pris repris dans mes bras
« ne t'inquiètes pas je serais toujours là lui chuchotais-je en lui caressant les cheveux
-même à l'autre bout du monde ?demande-t-elle.
-promis »fis-je.

Après avoir débattu avec ma conscience je décidais de louper le premier jour de cour et de passer la journée avec ma « Ju » .
Nous allâmes comme à notre habitude faire les boutiques , dépensant sans compter , environ le quart du revenu annuel de nos enseignants.
Nous mangeâmes à midi dans un petit restaurant italien .Les bons moments passent toujours trop vite à mon goût .Et il en faisait partit .A présent,
l'après-midi touchais à sa fin , nous étions allongées sur la pelouse dans les jardins du trocadéro . Julie avait insistée , c'était NOTRE endroit et elle voulait revoir la tour Eiffel avec moi avant de s'en aller. Pour que d'après elle celle-ci « soit gravée pour toujours dans sa mémoire par sa (magnificence)grandeur et non comme un vulgaire point vu du ciel derrière le hublot de l'avion ».Mon portable vibra.
Je venais de recevoir un sms de guillaume , mon petit ami par intermittence « pourquoi je ne t'ai pas vu aujourd'hui ? ça ne vas pas ? je t 'aime appel-moi »
Ah !!! guillaume...c'est un des nombreux mystères de la science un jour Dr Jeckyll le lendemain Mr hyde . Avec lui je ne savais jamais à quoi m'en tenir.
Afin que Mr ne se vexe pas je décidais de laisser Julie à sa contemplation et l'appelais :
« Allô guillaume
-Salut ma lala alors qu'est-ce qui se passe ??? tu m'as manqué aujourd'hui.
-Je suis vraiment désolé , tout va bien mais j'ai dû régler un problème personnel.lui expliquais-je
-D'accord , donc je compte sur toi demain ?me demanda-t-il
-Oui ne t 'en fais pas lui répondis-je
-Ok je te réserve une place à la cantine bisou je t'aime .déclara-t-il
-bisou à demain »je coupais.
Je n'ai jamais dit « je t 'aime » à quelqu'un ,le mot même me choque et me fais peur. Guillaume le sait et il ne s'en formalise pas .
Il est en terminal ,on s'est connus lors d'une fête .
Le cadre idyllique ??? non , pas vraiment ,il m'avait vomi dessus toute la vodka et les bières qu'ils venaient alors d'ingurgiter devant ses potes pour les impressionner .
Et tout a alors commencé , depuis cela fait 1an que nous sortons ensemble sans compter nos fréquentes disputes ,ruptures et réconciliations.
Je ne sais pas si je suis heureuse avec lui. Je n'ai jamais vraiment su ce qu'est le bonheur . Julie m'appelle d'ailleurs son volcan , je boue à l'intérieur mais rien ne se voit à l'extérieur.
Je retourne près d'elle , je me sens mal de la laisser alors qu'elle est tout aussi terroriser que moi à l'idée du départ . C'est ma bouée de sauvetage enfin c'était. On s'est rencontrée à mes 12 ans déjà à cet époque je vivais dormais et pleurais ,seule. Elle m'a trouvée le soir de mon anniversaire dans ces jardins à pleurer devant le spectacle des illuminations de la Tour Eiffel , j'étais ivre .Depuis ce jour c'est elle qui illumine ma vie.
« A quoi penses-tu ? me demanda-t-elle alors.
-je réfléchis à une manière de détourner ton avion plaisantais-je froidement.
Plus un bruit , je me tournais alors vers elle.

# Posted on Sunday, 21 September 2008 at 11:26 AM

je crois plus en l'amitié c'est démodé...........

je crois plus en l'amitié c'est démodé...........
Celle-ci s'était recroquevillée comme quelqu'un subissant une attaque et encaissant les coups sans broncher.
Elle garda son mutisme jusqu'à la tombée du jour Puis vers 21h00 me dit :
« Je suis désolé Léa mais il va falloir que j'y aille, ma mère m'attend encore pour finir les valises ,je ne peux pas lui faire faux-bond .
-Je comprends ,ne t'inquiètes pas ,vient je te ramène. Proposais-je.
-Tu es sûr ,tu n'as rien d'autre à faire ? tu vas devoir rattrapé ton premier jour de cours manqué ,c'est de ma faute...
Je préférais la couper ,elle était déjà assez mal comme ça de quitter Paris ,la France et moi.
-Ne t'inquiètes pas personne ne m'attend ,on y va ?
-Ok ,merci.
-De rien en route mauvaise troupe !!!
La nuit de septembre était tombé ,tout était illuminé ,les folles nuits parisiennes allaient pouvoir commencer . J'en entendais parler depuis que j'étais petite mais , malgrès le luxe et la popularité dont elles s'entouraient elles me laissaient indifférente.
Je suis sûre que Julie y pense aussi , aux choses qu'on ne vivra pas sûrement pas ensemble. Même si le train existe ,rien ne sera plus jamais pareil.
Nous marchons désormais sur la route ,sans craintes ,à deux nous sommes invincibles.
Mais demain....NON je ne dois pas penser à demain sinon je vais craquer et pleurer tout mon soul sans pouvoir m'arrêter. A ce moment j'ai l'impression que le ciel écrase mon c½ur.
Pour passer le temps et nos angoisses ,nous parlons pendant tout le chemin.
Elle habitait au 11ème arrondissement .
Une fois devant son immeuble il se mit à pleuvoir , un signe du destin ?.Elle se retourna pour chercher ses clés et ouvrir la porte.
« Bon voilà je crois que c'est le moment de.... »
Je pense qu'elle n'a jamais finit sa phrase ,je n'en sais rien ,à ce moment là j'étais déjà parti , peut-être va –t-elle m'en vouloir.
Le moment des adieux n'a jamais été mon fort pour moi lui dire adieu signifiait qu'elle allait réellement me quitter . J'ai préféré que mon c½ur sache mais que mes yeux restent aveugles .C'est un choix. Mon choix.
Je marche depuis bientôt une heure je crois ,de la lumière ? un bar ,je décide de rentrer me payer une bouteille.
Il pleut toujours des trombes mais je m'en fiche ,je ne sens plus rien ,à cet instant je me souviens avoir dit assise contre un mur « la pluie c'est pour crever ,la vodka c'est pour oublier ».Avec toute l'ironie dont j'étais capable.
Il était une heure du matin j'étais seule ,trempée ,malade ,j'avais froid , la belle vie quoi.
J'ai continué ainsi à errer dans les rues à pleurer comme une folle ,crier ma détresse et ,me suis finalement assise sur un banc devant la Seine .Comment j'en étais arrivée là ? plus de souvenirs.
Du maquillage qui coule ,mon parfum alcoolisé et une clope pour finir.
On dirait une pute . C'est tout ce que j'entends.
A ma montre il est 5 heure ,j'ai peut-être dormi qui sais ?
Des pas ,quelqu'un s'est assis à côté de moi ,je ne tourne pas la tête ,je m'en fiche comme d'une guigne le pauvre (parce que oui ça sent l'after shave mâle )il pourrait se nouer une corde autour du coup avec une pierre que je ne lèverais pas le petit doigt .Ou alors si ,je lui aurais peut-être demandé « Et toi qu'est-ce qui t'as amené à ça ? » ou « t'aurais pas la même chose pour moi s'il -te-plaît. »
L'homme ne bouge pas ,ne parle pas ,et puis il me dit «Un jour tu devras t'investir au lieu de regarder les autres passer et vivre leur vie ».
Puis il s'en alla ,je le vis disparaître ,un jeune comme moi ,une autre âme blessée ou mon ange gardien ? Je ne sais pas ....
Cette rencontre m'a troublé ,je rentre ,il est 7 heures .
Dommage encore une journée de ratée.

# Posted on Sunday, 21 September 2008 at 2:11 PM

Chapitre 2. Un éternel recommencement.

           Chapitre 2. Un éternel recommencement.
Je ne suis pas retournée en cours .A cette heure là Julie est déjà dans l'avion ,elle m'a déjà envoyé deux sms auxquels je n'ai pas encore répondu ...
Je regarde mon portable «Léa ne t'en fais pas tout ira bien ,je ne t'en veux pas pour hier soir .bisou .n'oublies pas ,même au bout du monde... »
Et l'autre datant d'il y a cinq minutes .
« Je me fais beaucoup de soucis pour toi ,appelles-moi s'il-te-plaît » .
Le fait qu'elle se fasse du souci pour moi m'incita justement à ne pas l'appeler.
Si c'était pour qu'elle devine à ma voix rauque et endormie que j'allais mal et que rien ne pourrait aller en s'arrangeant ,non.
Je suis plutôt du genre à me faire souffrir plutôt qu'infliger ça aux autres.
Le volcan s'est réveillé et que ce soit à l'intérieur comme à l'extérieur , rien ne paraît ,rien ne va.
Il est maintenant midi dans l'appartement endormi ,le parquet grince de temps à autre mais sinon tout est calme .Trop calme. J'ai besoin de sentir la vie autour de moi. Je regarde par la fenêtre ouverte les gens vivrent .Cet inconnu avait raison ,un jour ou l'autre j'allais devoir m'impliquer .
Je vais dans le salon ,LE salon avec son parquet brillant ,avec ses meubles restaurés qui valent une fortune ,son tapis persan ,son vase de chine bref sa profusion de luxe ,de raffinement et d'argent brodé .Tout ce que mes parents arbore avec distinction et que je déteste plus que tout.
Je préfère aller me réfugier dans ma chambre ,qui est plus dans l'esprit décadence et rock'n roll ...des posters des The Who , des Clashs , des Rolling-stones recouvrent les murs , mon lit double défait ou la couette se bat avec les coussins pour survivre . Mon bureau fait face à mon lit et à la fenêtre ,il est entièrement recouvert de post-it , de manuels et de livres .Le rangement n'a jamais été ma tasse de thé je dois dire mais de toute façon j'aime cet espace survolté qui différencie mon sanctuaire du reste de l'appartement ou règne l'ordre et la propreté . La femme de ménage qui passe tous les jeudis a la stricte interdiction de rentrer dans ma chambre, ici c'est mon île .
Je met le cd des Arctic Monkeys à fond ça résonne dans tout l'appartement ,le son se heurte aux murs alors comme pour le libérer j'ouvre toutes les fenêtres .
Mes voisins ? j'adore les faire criser ,selon eux le monde tourne autour de leur personne et moi ,je les détrompe tout simplement.
Plusieurs plaintes ont déjà été déposées ,mon père s'en est chargé point final.
Je danse comme une folle ,je hurle ,je me libère de toute cette frustration contenue ,de mon mal . Je vie .
Il est quatre heure ,je suis réveillée par la sonnette de l'interphone ,j'ai du m'endormir ,le cd lui s'est arrêté de tourner .
« Allô réussis-je à articuler ,la voix encore empâtée de la nuit passée .
-Lala c'est moi guillaume ,je peux monter ?
-Oui je t'ouvre. »
Il doit être venue aux nouvelles ,je suis vraiment trop nulle de ne pas l'avoir prévenu ,je ne le mérite pas .
Des coups.
Je lui ouvre ,il hésite à rentrer ,reste sur le pas de ma porte .
Je le prends alors par la main et l'emmène au salon ou l'on s'assoient tous les deux sur le canapé.
Il me regarde bizzarement .
« Léa qu'est-ce qui se passe ? j'étais inquiet tu sais ,déjà hier maintenant aujourd'hui....tu as des problèmes ? me demande-t-il alors l'air grave.
-Non mais Julie a déménagé en Angleterre et hier c'était notre journée d'adieu .
-Je suis désolé ...Si j'avais su ...Très vite cependant son côté soupçonneux repris le dessus : « et pour aujourd'hui pourquoi n'est-tu pas venue ? m'interroge-t-il
-Disons que j'ai eu assez de fêtes hier soir pour tout un mois.
Il comprit et n'ajouta plus rien . Nous étions devenu pendant ces 2 mois de séparation deux inconnus l'un pour l'autre et je me doutais qu'il en pensait autant. Je décidais donc d'abréger nos souffrances « Ecoutes guillaume ,ça ne sert plus à rien de se voiler la face.
-De quoi parles-tu ?
-De nous deux ,je pense qu'il vaut mieux que nous restions amis.
-Mais..
Je le coupais .
-On est devenu indifférent voir blasé de cette relation qui n'en est plus une ,si cela continu on va finir par se détester et je ne veux plus revivre nos disputes interminables dû en principal à des broutilles insignifiantes .
-Ok . »
Et il parti ..J'étais donc de nouveau seule ,sans petit copain ,sans bouée de secours .Sans espoir .

La fin d'après-midi passa vite .
Vers 20 heures je mangeais . Ce soir j'étais bien décider à sortir et en profiter pour tout oublier.
Je me préparais donc pendant une heure ,j'optais pour une robe noire décolleté dans le dos qui m'arrivait juste au-dessus du genou ,une pute voilà à quoi on pouvait s'attendre en me voyant ainsi . Les yeux maquillés par du mascara et de l'eye liner ,la bouche peinturlurée de brillant ,les cheveux noirs lachès en cascade dans mon dos et mon parfum acidulé . J'étais une autre mais ,me sentais étrangement à l'aise .
Je partis donc sur les grands boulevards et décidait d'aller au « Soap »boîte de nuit connue de réputation ou le tout Paris se pressait dès la nuit tombée. Je ne sais pas si vous avez déjà apprécié le spectacle de Paris la nuit ,moi je ne m'en lasse pas ,la Tour Eiffel illuminée ,les troquets et bistrots animés ,la Seine qui coule silencieuse et discrète.
J'arrivais enfin à la boîte ,le videur ne me demanda pas mon âge ,une chance ? non. J'étais juste habillée de circonstance contrairement aux gens qui patientaient encore dans la file , faute de popularité ,d'argent et de relation .De plus ,récemment j'avais fais la couverture d'un magazine avec mes parents .C'était le conseiller en image de mon père qui lui avait suggéré l'idée afin de mettre en avant son côté père de famille aimé. Aucun des 2 n'étaient malheureusement vrai .
J'étais maintenant repéré comme étant la fille du grand Tom Bachert ,le géant des multimédias et de l'industrie cinématographique . Une jeune millionnaire .
Je me dirigea vers le bar pour commander un remontant et ainsi commencer cette soirée que je voulais prometteuse.
Un homme m'accosta avant ,il était passablement éméché et je n'avais pas exactement la patience et la politesse requise pour l'envoyer promener en douceur : «Salut ma jolie ,dis tu voudrais pas qu'on aille dans un endroit plus intime »il ponctua sa phrase d'un de ces petits rires gras dont seuls les lourdauds en manque ont le secret .
« Non mais j'ai une suggestion pour toi rentre chez ta maman il est tard , demain tu diras à ta femme que tu regrettes tes conneries et tu retrouveras peut-être une vie digne d'intérêt »
Il écouta mon discours sans broncher ,l'air hagard , puis ayant visiblement trouvé une autre victime potentielle il me laissa.

# Posted on Monday, 22 September 2008 at 2:41 PM

Comme tout est calme lorsqu'on ne vit plus.......

Comme tout est calme lorsqu'on ne vit plus.......
J'étais à présent accoudée au bar sirotant ma vodka glacé et regardant toute cette jungle se déhancher sur les standards du moment qui seront bien vite oubliés quand je vis que les inévitables gamins friqués de mon lycée étaient là .Tous assis à une table .
Ils m'invitèrent à me joindre à eux.
« Bah alors Léa on ne t'as pas vu au lycée ces 2 premiers jours !!!me dit Mathias vague connaissance ,fils d'industriel je crois bien.
- Non en effet j'ai eu une affaire personnelle à régler mais ,maintenant je suis là et d'ailleurs je compte bien en profiter .ajoutais-je .»
Et sur ce ,je me levai et me mît à danser sur la table ,j'étais survolté et eux ils hallucinaient .
Puis une certaine Ella fît de même .Elle me chuchota dans l'oreille.
« D'habitude je m'emmerde avec ces péteux coincés ,viens je vais te montrer comment bien s'éclater » .Elle me sourit et me pris par la main ,direction les toilettes à ce que je voyais à travers la cohue déchaînée que nous tentions de traverser.
L'endroit était vide ,Ella tira un sachet de poudre blanche de sa poche .Elle s'assit devant une cuvette l'étala en traits puis se mit à sniffer.
Après avoir fini elle me tendit le restant du sachet. La coke ,ma descente aux enfers allait pouvoir commencer. Je reproduisis les mêmes gestes qu'elle .
Je me sentis tout de suite très bien.
« Bon on se barre j'en ai marre de ces cons et il faut que je clope tout de suite .Tu me suis ? me demanda-t-elle.
J'acquiescai.
Elle me reprit donc la main et nous refîmes le chemin en sens inverse ,croisant des peoples ,des putes ,des hommes d'affaires et des oubliés.
Une fois dehors l'air frais me fît du bien ,j'étais euphorique même .
Ella se mît à fumer clope sur clope et je l'imita .Je n'avais jusqu'alors pas fais attention à son aspect mais elle était vraiment très belle ,la peau mate ,les yeux verts en amande et la taille mannequin ,tout pour plaire mais mal comme moi .Le silence commençant à s'étirer en longueur ,elle engagea la conversation .
« Alors comme ça c'est toi Léa ? Je t'imaginais autrement .m'avoua-t-elle
-Oui ,désolé de te décevoir. je rigolais . Comment ils me décrivent ?
-Et bien disons que tu n'as rien de la petite fille sage ,calme ,posée et coincée dont on m'a fais le portrait .
-Waou en effet je viens de détruire un mythe alors . J'espère qu'ils s'en remettront dis-je sur le ton de la plaisanterie .
-Ils ne valent rien . Tous imbus de leur personne . Ces petits cons ne connaissent rien à la vie mais se prennent déjà pour des grands et te donnent des leçons.
-L'excuse de la gold card leur suffit pour y croire. Lui répondis-je.
-Oui tu as raison ,bon je dois y aller moi ,je bosse ,on se revoit demain soir ?proposa-t-elle
-Ok , je te passe mon numéro c'est plus simple .Elle le nota .
Nous partîmes chacune de notre côté .
Je n'étais pas prête à rentrer ,pour retrouver quoi ? l'appartement vide ,me retrouver isolée à nouveau ?Non.
Je partis donc pour les jardins du trocédéro ,je marchais jusque là-bas ensuite je me souviens que je suis restée là à contempler la Tour Eiffel ,à écouter le silence bercé de temps en temps par le bruit d'une sirène.
Quelques drogués viennent ici finir leur soirée bien arrosée.
Des putes viennent baiser des clients pas regardant.
La vie continue et s'arrête ,c'est inaltérable.
Je me suis assise dans l'herbe et j'attend .Je ne sais pas exactement quoi .
Des pas se rapproche ,j'ai un peu peur aucun endroit n'est sûr la nuit .
Quelqu'un s'assoit à côté de moi ,le même after shave ,c'est le garçon de l'autre jour ,je ne tourne pas la tête ,les anges n'ont pas de visage.
Il me parla
« Tout est si paisible ce soir .
Tu n'aurais pas dût boire .
-Tu devrais arrêter de me suivre.
-Je ne te suis pas ,je vie
-Alors nous sommes deux.
-Prouve-le »
Le silence se fît ,je tournais la tête ,il avait disparu . Encore une fois.
Un peu sonné par cette rencontre je décidais de rentrer à l'appartement.
J'ai couru ,j 'ai chanté ,j'étais bien .Vive la coke aurais dit Ella ,Julie elle m'aurait fait la morale ,engueulée .Un peu comme une mère ,je suppose.
Une fois arrivée à l'appartement je m'endormis.

Point de vu du garçon :
Tout en elle m'attirait. Sa fragilité ,sa force ,ses silences qu'elle voulait constructif .J'avais entendu parler d'elle comme tant d'autres par des rumeurs . Elle était intelligente ,perdue et étrange suivant certains dires.
Je l'avais rencontrée il y a 2 jours ,elle était assise trempée par la pluie et ,ne bougeait pas . Elle regardait la Seine perdue dans ses pensées et sûrement dans sa vie .Je l'ai tout de suite trouvé belle ,une pute certains diraient moi non. Une écorchée vive plutôt . J'avais eu envie de la serrer dans mes bras mais ceux-ci étaient restés cloués au reste de mon corps .Alors je lui avait dit « qu'elle allait devoir apprendre à exister seule et non au détriment des autres » ,qu'elle devrait s'impliquer un jour .Et j'étais parti .Depuis cette instant je n'avais pensé qu'à une chose ,la revoir.
Ce soir c'était différent je l'avais vu marcher seule vers les jardins du trocadéro et je l'avais suivit .Peur pour elle ? ,je ne sais pas mais, curiosité ça c'était sûr. Elle s'était assise dans l'herbe à contempler la tour Eiffel illuminée ,paisible ,sûrement bien alcoolisée aussi .
Je m'étais alors de nouveau assis à ses côtés, elle n'avait pas tournée la tête ni parut surprise C'était une évidence..
Elle me troublait je n'ai réussit qu'à lui dire de faire attention .
Jusqu'à présent les filles je les collectionnaient plutôt mais un seul de ces regards pourrais me réduire au silence ou pire. Fascinante.

# Posted on Thursday, 25 September 2008 at 2:16 PM